Ne sous-estimez pas le coût réel de vos sorties de salariés
Mettre fin à un contrat de travail via une rupture conventionnelle ou une mise à la retraite peut sembler maîtrisé sur le plan juridique. Pourtant, derrière l’indemnité versée au salarié, le coût employeur évolue significativement à partir de 2026.
En cause : une hausse ciblée de la contribution patronale sur les indemnités exonérées de cotisations sociales.
Une exonération encadrée, mais partielle
Les indemnités versées dans le cadre d’une rupture conventionnelle homologuée ou d’une mise à la retraie bénéficient d’une exonération de cotisations sociales, dans certaines limites.
Cette exonération est plafonnée à :
- 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (soit 96 120 € en 2026)
- et au montant le plus élevé entre :
- l’indemnité légale ou conventionnelle,
- 50 % de l’indemnité versée,
- ou 2 fois la rémunération annuelle brute du salarié (année N-1)
En pratique, une partie seulement de l’indemnité échappe aux charges sociales classiques.
Une contribution patronale alourdie : 40% dès 2026
C’est précisément sur cette part exonérée qu’intervient une contribution spécifique à la charge de l’employeur.
Et c’est là que le changement est majeur :
- Le taux passe de 30% à 40%
- Cette hausse s’applique aux ruptures effectives à compter du 1er janvier 2026.
Concrètement, toute stratégie de gestion des départs devient mécaniquement plus coûteuse.
Quelle date fait-il ? Un point clé à sécuriser
L’administration précise que le nouveau taux s’applique selon la date effective de rupture du contrat, et non la date de signature.
Ainsi :
- pour une rupture conventionnelle : date fixée dans la convention
- pour une mise à la retraite : fin du préavis
Un décalage de calendrier peut donc avoir un impact financier direct.
Un enjeu de pilotage social et financier
Au-delà de la mesure technique, cette évolution pose une question stratégique : Avez-vous réellement intégré le coût global de vos décisions RH ?
Entre indemnités, fiscalité sociale et calendrier d’exécution, les arbitrages doivent désormais être anticipés, simulés et optimisés.
Chez CPA, nous accompagnons les dirigeants dans une lecture complète de leurs enjeux sociaux, pour sécuriser leurs décisions et en maîtriser l’impact financier.














